Quand les souvenirs heureux sont des pièges à ours.

 

L’autre jour, au cinéma, alors que déferlaient sur moi vingt délicieuses minutes de purs previews insignifiants, je pensais à toi.

Parfois, des souvenirs merveilleux ont tendance à m’égratigner. C’est fâcheux parce que, normalement, je devrais me sentir comme après quatre pintes de double IPA mais sans l’alcool, juste bien.

J’ai des collections de bonheurs précieux avec toi, qui tapissent les murs d’un musée, qui l’habitent tout simplement. Comme le Louvre, quarante hectares de plaisirs.

 

Ce n’est pas l’embarras du choix qui manque ici-bas. Je me sens comme Picsou devant sa piscine de pièces d’or.

Une salle du musée que j’aime revisiter, c’est Chicago.

Quand je vois les rues, les lieux, Navy Pier, dans la bande-annonce de Godzilla 2017, mon cerveau s’emballe.

Il revient à ma mémoire l’odeur du métro suspendu, les mille ponts qui traversent la ville, ton sourire quand tu songes au gâteau au fromage parmi les cinquante au menu, tes robes.

 

L’effet de la bière disparaît, pis la conscience prend la relève.

Je sors de la pièce avec une pointe (de tarte) d’amertume. J’ai jamais aimé les tartes d’ailleurs.

 

Le bonheur c’est pas parfait, c’est dans les détails, c’est souvent précis et niaiseux.

C’est dans le tapis roulant pour marcher plus vite à l’aéroport de Toronto.

Ça, vois-tu, ça ne me fait pas mal. Ça me fait juste sourire.

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