Au royaume des X-Y, l’incertitude est une garce avec un diadème.

Souvent, la vie se sent bitch.

 

Elle déverse son flot de mauvaise foi sur toi, comme ça, comme un camion de fosse septique déverse sa marde. Le doute se glisse dans les pores de ta peau. Ça pue.
Tu deviens son bouc émissaire, elle est peut-être mal baisée.

*

 

 

Il y a parmi les générations Game boy, X, Y, Tamagoshi, yolo pis tout le bataclan – appelons-les, les-moins-de-trente-ans-les-plus-récents – un grand mal qui sévit, un fléau de la pire espèce.

La marde dont je parle c’est le doute ou l’infini des possibilités.

 

 

 

Si tu fais partie des êtres nés avec une vocation scotchée dans ton ADN, tu peux arrêter de lire.

Ton parcours parfait. Tes deux ans de cégep. Ton bac en trois ans. Ta maîtrise en accéléré pis le condo. Ah oui, on devient tellement adulte en même temps que notre premier taux hypothécaire.

J’admire ça, tu sais. Sincèrement, je n’ai jamais été capable d’être rectiligne.
*

 

Puis, il y a les autres.
Vous, moi.

Commencer un bac avec la fougue d’un jeune premier qui se fait tailler sa première pipe.
S’en prendre plein la gueule. (Elle aussi!)

Choisir un autre intérêt, pourquoi pas en sciences infirmières. Puis, après une session, réaliser que c’est pas pour toi les hôpitaux. Tu as peur du sang, des vieux, de la pisse.

 

Starter un bac en droit, se casser la gueule en droit fiscal.

 

Se dire que c’est assez, qu’il faut grandir. La récréation est finie, les années passent. Esti.

Ambivalent comme un gamin devant un cornet de crème glacée, un skate pis un sac de bonbons : tu prends les trois. Tu skates, tu manges le cornet pis tu fous les bonbons dans ta poche.

C’est classique de notre époque, de notre génération.

 

On a le droit a l’erreur. Mais ça fait chier. Il est là le problème.

On a envie de changer de jobs aux trois ans. On le fait.

 

Mathieu Bock-Côté dirait : À bien des égards, il est permis, justement, de constater le caractère foncièrement volatil des intérêts de la génération XY à la collégialité. L’université devient alors un manège qu’enfourche grassement une majorité d’individus insipides, qui ne réalisent donc pas les émulations qui secouèrent les sociétés d’hier. N’est-il pas nécessaire, aujourd’hui, de redonner aux études universitaires, qui à force de voir leur espace envahi par le corporatisme… blablabla.

 

Mute.

Le pire serait d’entendre Jean-François Lisée prendre position, mais ça me tente pas.

Nos deux ténors québécois de la voix prétentieuse.

*

 

Je suis un récidiviste du bac. Sûrement pas le dernier, ni le premier.

J’ai mille intérêts et une tonne de passions.

Je pourrais faire cent métiers.

Mais lequel?

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