La séduction au 21e siècle ou la fois où je me suis senti comme Woody.

En 2014, cruiser a – un peu – perdu ses lettres de noblesses. Tinder, c’est comme un Costco avec une tonnes de produits possiblement bons et susceptibles de nous plaire. L’inverse est surtout vrai.

Ça dé-naturise – ce mot n’existe pas, je sais – toute la splendeur et l’apparat de l’art de courtiser.

 

 

Bon, c’est vrai que c’est plus facile. L’étape du eyes contact se fait par l’intermédiaire de statiques photos, pu de stress à l’idée que ses yeux te disent jamais allô ou que tu passes pour un cave pretty intense.

 

 

En plus, c’est rarement accompagné d’un texte, quelques lignes devrais-je dire ou d’une citation. Depuis que Rabii Rammal a fait la joke des citations de Gandhi pour avoir l’air deep pis de la confusion de l’emplacement du «H» dans le prénom, ça semble être out les citations. (Le PiRe C’eSt LeS OsTiS dE tAtA qUi ÉcRiVeNt EnCoRe CoMmE Ça.)

 

Les intellectuels, ça fait peur. Ben plus que l’imminent danger du crédit ou la déchirure spectaculaire et légendaire de l’accouchement. (Je suis désolé d’effleurer ce sulfureux sujet d’une non-pertinence néanmoins agréable.)

 

 

***

 


Bref, tu likes ou tu likes pas.

Ça matche ou matche pas.

 

 

Après, libre à qui le veut d’engager d’édifiantes conversations qui, généralement, ne se résument pas à l’importance de l’engagement citoyen dans le cirque politique actuel, ni à ces aspirations les plus profondes.

 

 

Ça ressemble plus à se lancer une balle jaune collante sur une mitaine en velcro, criss que c’est insignifiant.

 

 

 


Parce que, être vrai, se dénuder l’âme sans répit, c’est mal. Bien évidemment, la société dans laquelle nous vivons avec tant d’obligeance n’est pas conçue à cette fin. Ça devient beaucoup trop sérieux.

 

 


Avez-vous fait la Spartan Race? Moi aussi mon Facebook en est inondé, mais big up à tous.

 

 

La diversion a été un succès.

 

 

****

 

 

Il reste les bars, véritables zoos de phéromones humains, théâtres particulièrement savoureux de la dynamique des relations humaines.

 

 

T’en as pour tous les gouts. Du 110 de QI à 110 lbs. C’est comme pêcher à la mouche, c’est tough pis tu sais jamais sur quoi tu vas tomber. Mais ça fait de belles histoires à raconter.

 

 

Tu prendras le temps, la prochaine fois que tu sors un vendredi, de regarder un peu le paysage. Tu as les gars au bar qui chassent les femelles (NDLR :je me distancie de ce terme et réitère son utilisation à des fins strictement sarcastiques), pis tu as les filles qui dansent ou qui tentent d’attirer l’attention comme des bébés chats qui miaulent de faim.

 

 

 

 

Je me sens un peu comme Woody, bon pour la boite à souvenir, remplacé par Buzz l’éclair.

 

 

 

J’ai juste à regarder le ciel, prendre une puff de feu de foyer pis me dire que l’été ça nous tombe à travers les doigts avec désinvolture. 

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