La loi du feeling.

On la suit aveuglément. Plus souvent qu’autrement, on se dit, si mes tripes me le murmurent au tréfonds de moi-même, comment cela pourrait être un leurre?

On dépose donc dans les mains de nos feelings une quantité surprenante de décisions et de choix irréversibles. Dans le plus délicat des hasards, si notre ventre ne nous fait pas défaut, c’est la joie : voire l’extase. En revanche, la plupart du temps, on passe à côté de quelque chose de grand.

Ce ne devrait pas être un impératif de vous le rappeler, mais nos intuitions ou comme je le nommerai dans ce texte maintes fois, nos feelings : ils sont subjectifs quel’criss! Ils sont capricieux. C’est la peur qui nous dicte nos choix et très fréquemment parce notre courage est back order. Et je ne peux vous en vouloir. Au nom de mes fichus feelings, j’ai pris la fuite nombre de fois devant l’adversité.

 

Et ce n’est pas sans m’en vouloir, parfois un soir d’été, bière à la main, près d’un feu crépitant au Lac-Beauport.

 

Sache que si je semble te faire le morale, elle s’applique aussi au bougre que je suis.

 

Pense au nombre de fois où tu aurais pu avoir du fun à rester au party de Lewis ou si t’avais osé demander le numéro de la barmaid du Ninkasi qui te faisait des SOS avec ses yeux, en te criant : viens donc me sauver.


Pense à la fois ou tu as choké le saut en bungee. Le voyage dans le sud que tu as pas osé mettre sur Visa mais que tu aurais dont du, les boys en parlent encore pis ça fait cinq ans. Tes maudits feelings de cave responsable te pinçaient de pas y aller même si ton cœur était
all in. Mais tu regrettes aujourd’hui pis je te promets que demain aussi.

 

 

Si nos intuitions sont construites sur des bases fugaces et qu’après introspection, elles se sont révélées fausses. Sont-elles toujours valables?

 

 

Les feelings sont le bouclier qu’on a parfois besoin quand on est désarmé.

 

 

S’il y a la loi de Murphy, la loi de Hooke ainsi que la loi de Parkinson, celle du feeling est tout sauf une évidence empirique. S’y fier parfois, c’est baisser les bras. C’est fermer les yeux sur un chef-d’oeuvre et abandonner l’inconnu.

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