La cerise sur le sundae que je ne veux pas.

Quand j’ai la gueule de bois, j’oeuvre curieusement dans la réflexion. Mon esprit choisit toujours le moment où mon corps est dans un sale état pour se mettre à ON convenablement. C’est à se questionner sur le lien causale entre party et réverbération.

Je n’ai pas bu mon café, je ne m’y risquerai donc pas. En revanche, il me vient à l’esprit le caractère fragile des relations humaines. Les interprétations douteuses, les incompréhensions saines et les incertitudes qui nous assaillent chaque jour sont susceptibles de complexifier nos rapports humains. Le chaos qui en jaillit est souvent délétère.

À ce propos, je n’ai pas de remède. Si l’univers sinueux des relations humaines m’apparaît la plupart du temps comme une bête en cage, ce serait faux de dire qu’il ne me fascine pas, qu’il ne me façonne pas. Qu’est-ce qui nous pousse à déchiffrer inéluctablement les gestes des autres? Deviner que dans l’ombre d’un mot s’y cache un reproche. Qu’est-ce qui nous force continuellement à présager le pire?

Je ne suis pas meilleur qu’un autre. Même que parfois, je me laisse submerger par le négativisme effréné en m’y réfugiant aisément. C’est le moyen idiot que j’ai trouvé pour me préserver de la déception. En acculant les paroles et les gestes des autres dans un hacienda de mauvaises intentions, je m’assure de ne jamais me frotter au désenchantement. Certain appellerait ça de l’amertume. Ce n’est d’ailleurs pas très sexy ni élégant. C’est de la petitesse et je crois en être indigne.

Je place l’espoir sur le toit du building des conceptions humaines. C’est un sentiment tout-puissant. Il m’arrive de prendre l’air et de regarder du haut de l’immeuble et c’est dans ces moments d’enivrements que tout me semble possible, que tout me semble plausible aussi. Malheureusement, je reste coincé dans l’ascenseur fréquemment. Je n’atteint donc pas toujours le toit.

Les choses complexes sont délicieuses. Elles demandent de la patience, beaucoup de temps et il faut les arroser une fois par jour. Les relations humains sont imparfaites et mouchetés de cette tendance que nous avons à pressentir le pire, de choisir de voir le mal avant le bien, d’envisager à tort que l’autre souhaite nous coincer, souligner une faiblesse par la remarque.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de prendre les escaliers. Je vais gravir une à une les marches du building pour aller prendre une bouffée d’air frais sur le toit. Ce ne sera pas aussi rapide que l’ascenseur et je n’aurai pas toujours envie d’y aller à pied. Mais je préfère de loin l’espoir à l’amertume. De cette façon, je serai en mesure de percevoir le bien avant le mal et de laisser l’ombre des mots tranquille.

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