Tu es belle quand tu es affamée.

À travers le brouhaha du quotidien, celui qu’on digère avec beaucoup de cruauté sur nos toasts et les angoisses qui demeurent : il nous implore de trouver refuge dans les petits bonheurs.

Lorsque l’haleine glacée du vent vient se réfugier sur la peau de ton visage qui semble vouloir fondre, que les stalagmites dans ta barbe poussent comme l’herpès sur les toilettes du Dagobert, tu as juste envie d’envoyer chier la vie.

 

Avec beaucoup de fermeté d’ailleurs.

 

Et nombreux sont les irritants qui ont la bonne idée – parfois en même temps – de venir visiter ton quotidien.

 

Tu ne peux pas gifler le vent. Désolé. Tu peux éviter de chier au Dagobert, par contre.
Chaque matin, je me réveille le ventre vide et le cœur plein. J’ouvre les yeux, sans savoir si ma journée sera aussi pénible qu’un spectacle de Justin Bieber ou aussi festif que P-A Méthot coktail après une soixantaine de bières.

 

 

C’est une incertitude que j’essaie de cultiver et qui m’octroie le privilège d’avoir une vie spectaculaire.

 

Le grandiose n’est pas toujours beau.

 

Néanmoins, il existe ces petites choses pour lesquelles aucun sacrifice n’est possible.

 

Pour mes yeux verts, le monde n’est pas un monde s’il est dépourvu de ses précieuses actions. Hélas, cela découle du domaine vulnérable de l’insignifiance et par le fait même du subjectif. Ces exquises sources de réconfort ne sont pas quantifiables et le sens que je leur confère m’appartient entièrement.

 
Juger de ces petits plaisirs uniques n’est pas requis. De toute façon, ce qui se fait dans la liberté a toujours meilleurs goût.

 
Je songe tout de suite à l’odeur du bois qui brûle dans les cheminées lorsque je marche dans les rues d’hiver. Immanquable témoignage du Québec que j’habite et dont je suis la plupart du temps très fier.

 
C’est la première gorgée de café le matin que tu attends avec l’impatience terrible d’une envie de chier.

 
Ça peut aussi être quand tu tappones l’oreille de ton berger allemand. Je vous mets au défi de jouer avec une oreille de berger allemand.

 
D’ordinaire, ce sont des bonheurs qui n’ont pas de maître.
Ils sont au menu de toutes les vies, il faut seulement s’y attarder.

 

Le bruit de la mer un soir trop chaud de juillet.

 

Une vingtaine de jagerbomb sur le comptoir d’un bar.

 

L’odeur des croissants le dimanche matin.

 

Ta toune qui joue à la radio quand tu es dans la file au subway.

 

Le rire d’un bébé quand tu es triste.

 
C’est banal. C’est souvent quétaine et par-dessus le marché, c’est à la portée de tous. Il faut cependant y réfléchir. Prendre le temps de remarquer les actes qui égayent nos sens et qui maintes fois font la différence : entre une journée de marde ou une victoire après une débâcle.

 

 
Quand tout va mal, que je perds mes clefs, que je manque ma bus et que mon moral se la joue Bane dans Batman : je pense à l’orage dans son ventre et mon malheur s’éteint.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s