« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. »

*Citation de Victor Hugo.

Le printemps est à peine entamé qu’il tombe des peaux de lièvres sur Québec.

Par-delà les fenêtres du salon, incertain de savoir si j’apprécie la beauté du spectacle; les flocons qui font de l’embonpoint à quelques sanglots d’avril me donnent finalement la nausée.

Je nous souhaite un été aussi démesuré que l’hiver éperdu qu’on a eu.

Mais plus encore, dans la tourmente des journées enflammées, j’ai peur que l’on soit un peuple usé.

J’espère à quiconque qu’il soit infesté d’idéalisme. Qu’il dispose d’un courage absolu, pour porter – malgré la lourdeur des contraintes – à bout de bras et à bout de souffle un «nous» fondamental.

Il neige sur ma ville et j’y vois de la cendre. Le volcan qui s’anime actuellement n’est peut-être pas fatal, mais il ne semble plus vouloir s’endormir. Ses yeux sont ronds et son cœur gronde.

Sommes-nous un peuple fatigué?  De se battre ? Ce n’est pas ce que je suis pourtant. Et toi, as-tu déjà abdiqué? N’as-tu pas de cause à embrasser ?

Aspires-tu à quelque chose de plus qu’un job steady, une maison split-level dans une banlieue enceinte d’abattements? Songes-tu parfois à faire la différence ? Rêves-tu à autre chose que gagner au 6/49?
Je souhaite que oui.

Le plus dangereux dans l’inaction, c’est de penser qu’il n’existe pas d’autres avenues possibles. Que la solution présentée est la seule qui convient à la situation. Devant l’impuissance qu’il ressent face aux arcanes du pouvoir, le peuple détourne le regard, observe le sol et puis ferme les  yeux.

Et dans le noir, ce noir qui ne ressemble ni aux rêves ni aux ciels inondés de promesses : un peuple perdure au lieu de vivre, de crier, de chanter, de rire et de créer.

Je ne le dirai jamais assez, le monde n’est pas fait pour se conjuguer qu’à la première personne du singulier.

À l’extérieur, c’est l’obscurité. La cendre blanche s’est dissoute sur la terre comme sur l’asphalte.

En agriculture, un amendement est un matériau apporté à un sol pour améliorer sa qualité agricole et rendre les terres plus productives à long terme.

D’ailleurs, la cendre, cet idéalisme que je défends, est un exemple parfait d’amendement.

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