La face cachée de la beauté.

Le soleil se montre généreux aujourd’hui, au grand bonheur des oiseaux. Sa fierté n’épargne personne ou presque.

 

Moi.

 

Le vent chaud et l’ultime disparition des amas de neige n’ont pas l’effet escompté sur mon humeur. La déception éprouvée est remarquable. D’ailleurs, il faisait longtemps qu’on n’avait pas réussi à ébranler la Grande muraille de Chine qui s’est édifiée en moi depuis les six derniers mois.

 

 

Tomber de sa trippe jaune et noir en faisant l’Everest doit être plus agréable. Sauf que les bleus et les fractures sont invisibles. On peut les apercevoir à de rares moments de vulnérabilité, tandis qu’on se croit seul et que le masque sur notre visage tombe enfin par terre comme de la porcelaine brisée.

 

C’est peut-être un deuil ou un soulagement quelconque. Celui de regarder le monde tel qu’il est véritablement, sans lunettes, sans bandeaux sur le cœur.

 

Les nombreux ruisseaux qui surgissent des ruelles et des trottoirs de Saint-Roch font entendre l’écho de leur rire jusqu’à la Saint-Charles.

 

 

Avril se laisse désirer cette année et je n’ai plus de patience.

1 Comment

  1. Et quand je croise un texte sans nom, et que c’est le tien ton âme, je sais que c’est toi. Ton écriture vieillit comme un grand vin, mais tu restes jeune en même temps, plein du meilleur. À bientôt le grand félin. :^)

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