La fois où le hasard m’a abandonné

On l’aura eu notre arrêt d’autobus. Nos chez-soi temporaires. Notre presque beau voyage. Nos chimères apprivoisées. On l’aura eu notre petit bout de terre défrichée. Nos rêves griffonnés mais pas réalisés. Nos déceptions capiteuses. Ma patience anéantie.

 

Mes amours sont mortes à l’automne, tu n’en feras pas exception. Il y a fort à parier que j’ai à apprendre quelque chose de cette saison. De mes erreurs aussi.

 

Tant de fois ton visage m’a sauvé la vie.

 

Mais pas cette fois.

 

Bukowski disait qu’il faut mourir plusieurs fois avant de pouvoir vivre vraiment. Le hasard nous aura abandonné une bonne fois pour toute. Il aura coupé à mains nues tous les arbres qu’il y avait, pour s’assurer qu’il ne reste aucune racine pour se souvenir.

 

Tu auras certes été une fin du monde magnifique dont je me souviendrai éternellement et une victoire incessante voire douloureuse et belle. Je te remercie pour toutes les secondes où tu as cru en quelque chose auquel moi-même je n’avais foi.

 

Pardonne-moi d’ailleurs mes insouciances et mon excessivité. Elle n’a pas bien servis mes intérêts et je m’en souviendrai longuement.

 

J’arrive maintenant à mettre de mots sur toi.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s