Mes charniers

Les saisons jouent à la cachette de ce temps-si et je peux vous assurer que le printemps sait bien se cacher. Si quelqu’un le voit, vous lui direz que la game est fini. Je suis juste un peu tanné de pelleter. Ça fait longtemps que je ne ressens plus le froid. C’est ce qui arrive quand on renonce à quelque chose auquel on croit.

 

 
Je ne t’ai pas reconnu sur une photo. Je n’ai pu assimiler correctement ces traits, cette peau, ces atours pourtant si familiers.

 

Rien des choses que je m’étais imaginé gamin se sont réalisées comme elles le devaient. Ce n’est pas à défaut d’avoir essayé l’amour, les années folles du cégep, mes milliers d’années d’université, mes amitiés éparpillées, mes vieux poèmes, mes déceptions monumentales, mes erreurs payées de ma chair. Je ne pourrai jamais dire que je n’ai pas vécu.

 

Je ne sais pas d’ailleurs si c’est une bonne chose ou une mauvaise. Dans tous les cas j’aurais aimé pouvoir dire à mes enfants que je n’ai pas renoncé.

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