Mon hiver nucléaire à moi

L’autre jour, alors que je m’apprêtais à faire le ménage de mes vieux carnets je suis tombé sur tes mots.

Cette calligraphie que je connais par le coeur. Tout en contrôle, chaque lettre a reçu le poids nécessaire mais ferme du crayon contre ta paume.

Sa perfection saurait berner les autres mais moi j’ai appris à y lire tes émotions. Ces tempêtes dans le verre d’eau de ton ventre.

Plusieurs années nous séparent maintenant et on ne voit plus l’eau couler sous les ponts car ils ont explosé sous les bombes.

Tu souriras peut être mais comme il est fascinant le passage de l’intimité à l’étrangeté.

Comme quoi, en deux battements de cils, on peut s’envoler loin de l’autre. Mais si les sentiments s’évaporent, ils y laissent des sédiments, cette poussière d’amour qu’on oublie un moment.

Ce matin-là, en lisant tes mots dans notre cahier, ça m’a frappé plus fort que mon café.

Tu as laissé des traces de doigts sur mon coeur.

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